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Quelle est la mission de votre organisation, la partie de la population sur laquelle elle repose principalement et son approche générale ? KAF travaille dans un contexte hostile aux droits de l’homme à savoir les territoires ruraux et miniers du Sud-Kivu de Mwenga et Shabunda où les ONGs des droits de l’homme nationales et internationales sont rares où se sont retranchés les dernières forces interahamwe rwandaises et où les autorités militaires et politico-administratives règnent en maîtres. Et pour cause, l’accès aux zones minières est interdit aux étrangers, les moyens de communications (routes, internet…) sont inexistants laissant le droit de cité aux seuls avions-cercueils (des vieux antonovs russes) comme le seul moyen de transport Bukavu-Kamituga, Bukavu-Shabunda… C’est ce moyen que KAF utilise pour atteindre les victimes. Mais, la présence de motocycles pour atteindre les coins les plus reculés à temps utiles est vivement souhaitée. Mais pour quelle mission ? La mission principale de KAF est de garantir le Respect, la défense et la promotion des droits de l’homme notamment par l’assistance, la prévention et la réhabilitation des victimes de la torture, la dénonciation, le changement de la législation nationale, le lobbying, la vulgarisation des textes légaux. Elle a son siège principal à Kamituga, siège de l’ancienne société minière et industrielle du Kivu (SOMINKI) actuellement reprise par le groupe BANRO. Ce centre regorge des nombreux minerais dont l’or, le coltan, la cassitérite et l’étain exploitées par la population civile sous la direction des factions militaires congolaises (FARDC, ex-MAIMAI, ex-RCD) et rwandaises (les interahamwe regroupés au sein du FDLR) sans oublier les représentants de BANRO et les autorités politico-administratives civiles. Toutes ces autorités exploitent la population qui doit travailler, produire et payer des taxes illégales sous peines de subir des arrestations arbitraires et/ou des traitements inhumains et dégradants. En plus, les enfants (plus de 500 enfants mineurs recensés au mois de décembre 2006) et des femmes twangeuses (plus de 6000 femmes à Kamituga et à Lugushwa chargées de concasser quotidiennement à l’aide des pilons métalliques des quartz aurifères et de soulager sexuellement les mineurs moyennant payement de 10$ sur lesquels l’Etat perçoit 3$ par jour). KAF s’occupe tous les jours du monitoring de ces cas d’exploitation des matières premières, des violations des droits de l’homme qui s’ensuivent, de l’assistance et réhabilitation directes des victimes et de dénonciations des cas recensés dans ces zones minières (Territoires de Mwenga, Pangi et Shabunda principalement) enclavées à travers ses antennes, ses agents qualifiés, son bureau international en Suisse sis KAF Bureau international Case postale 882 CH-1701 Fribourg, Tel : ++41 797869271 Fax : ++41264814371. KAF est en contact permanent avec la population, les autorités congolaises et africaines (Union africaine) et des Nations Unies (Genève et New York). |